Comprendre l’ubérisation en 5 points

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Vous en avez peut-être déjà entendu parler : notre économie serait en pleine “ubérisation”. Un phénomène nouveau, bousculant les codes et l’organisation du travail, qui a fait la une de l’hebdomadaire britannique The Economist en janvier dernier. Vous voulez tout comprendre sur cette “économie à la demande” ? Suivez le guide made in Wisembly.

 

1/ D’où ça vient ?

Le mot “ubérisation” est une déclinaison de “Uber”, le nom de la start-up américaine qui a révolutionné le secteur des taxis — au grand désarroi des premiers concernés ! — en quelques années.

 

2/ Qu’est-ce que c’est ?

Un secteur en pleine ubérisation est un secteur bouleversé par l’irruption d’un nouvel acteur, qui bouscule tout sur son passage et devant lequel les entreprises traditionnelles et bien installées se retrouvent impuissantes.

De nombreuses entreprises ont déjà “ubérisé” leurs secteurs : Opodo dans les voyages, Airbnb et Booking.com dans l’hôtellerie, Blablacar dans l’automobile et le transport de personnes, Free dans la téléphonie…

 

3/ Comment procèdent ceux qui ubérisent leur secteur ?

L’ubérisation constitue une innovation de rupture. Les entreprises qui “ubérisent” un secteur révolutionnent les usages, créent de nouveaux codes, s’attirent les faveurs des consommateurs et captent des parts de marchés de plus en plus importantes. Au point de nécessiter une réaction de la part de la concurrence.

 

4/ Quelles conséquences sur l’entreprise ?

L’ubérisation est, en quelque sorte, le triomphe de l’économie à la demande : des services et des outils consommés au moment où le besoin en est exprimé par les consommateurs. Le tout grâce à une utilisation de technologies et d’infrastructures, type applications mobiles, qui mettent en relation en temps réel les clients et les entreprises.

Le retour du travail à la tâche ? Plutôt un ensemble de défis auxquels doivent répondre les entreprises confrontées à un phénomène d’ubérisation du secteur :

– l’identification de tâches pour lesquelles il est possible de recruter à la demande ;

– l’anticipation des pics d’activités ponctuels et de leurs conséquences sur les volumes de production et sur les recrutements ;

– la diversification des canaux de recrutement ;

– la continuité des services

 

5/ Comment s’adapter ?

“Tout le monde commence à craindre de se faire Uberiser. C’est l’idée qu’on se réveille soudainement en découvrant que son activité historique a disparu…” Vous partagez l’analyse du patron de Publicis, Maurice Lévy ? Voyez l’uberisation comme une chance d’embrasser la transition digitale, en adoptant un nouveau business-model en rupture, basé sur le numérique.

C’est ce que cherche à faire la SNCF qui — entre le covoiturage, l’autocar et les compagnies aériennes — subit un environnement concurrentiel de plus en plus compliqué, marqué par l’irruption de nouveaux acteurs innovants. Pour résister à ces chocs concurrentiels, son président, Guillaume Pepy, tente de transformer l’entreprise. C’est pourquoi il a adopté un modèle multimodal, mondialisé et numérique, centré sur une seule idée : proposer des billets du point de départ du voyageur à son point d’arrivée et non plus d’une gare à une autre. Et ce à la fois dans le transport du quotidien — majoritairement composé de petits trajets — mais aussi dans celui de la longue distance.

En somme, il s’agit de vous placer dans la peau d’un nouvel entrant sur le marché. Si vous deviez vous-même dépasser votre propre entreprise, comment feriez-vous ?

 

Loin d’être une maladie, l’ubérisation souligne, de fait, les nouvelles possibilités offertes par le digital. Cette stratégie disruptive représente une chance pour toutes les entreprises de se renouveler et de proposer de nouveaux services !

 

Crédit photo : Flickr /Marcela Palma

Commentaires

Une réponse à “Comprendre l’ubérisation en 5 points”

  1. Il faudrait également évoquer « l’ubérisation » comme mise à disposition d’une force de travail et d’un appareil de production (véhicules, appartements…) sans en assumer la charge sociale, ce qui est la source des débats actuels sur ce phénomène.

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