Informatique cognitive : quel impact sur l’entreprise de demain ?

informatique cognitive

Connaissez-vous l’informatique cognitive ? Si la réponse est négative, préparez-vous à voir vos vies professionnelles changer dans les prochaines années, voire les prochains mois. Ce que l’on qualifie aussi de 3e ère informatique semble en effet être à nos portes, tant elle est de plus en plus intégrée aux tissus opérationnels des entreprises.

Informatique cognitive : de quoi parle-t-on ?

Également nommée « cognitique » et « cognitive computing », l’informatique cognitive consiste à simuler le processus de la pensée humaine dans un modèle informatisé.

Concrètement, l’informatique cognitive s’appuie sur des programmes d’auto-apprentissage, qui reposent sur le data mining et la reconnaissance de schémas associés au traitement du langage naturel, pour reproduire de façon virtuelle le fonctionnement de nos cerveaux. L’objectif ? Mettre au point des machines (donc des systèmes automatisés) capables de résoudre des problèmes, de répondre à des questions, de prendre des décisions, sans avoir besoin d’une quelconque intervention humaine.

L’informatique cognitive est considérée comme la 3e ère de l’informatique, après l’ère de la tabulation (c’est-à-dire celle qui a permis d’automatiser les calculs de valeurs sur un intervalle donné) et l’ère des systèmes programmables. Elle poursuit donc la transition qui s’est opérée entre les nombres et les données, en ajoutant une dimension « connaissances » opérationnelle, grâce à des algorithmes d’apprentissage statistique (c’est ce que l’on appelle le Machine Learning).

Avec l’informatique cognitive viennent donc l’avènement des systèmes intelligents (voire de l’intelligence artificielle) et le renouvellement des interactions homme/machine. C’est, pour les utilisateurs professionnels comme pour le grand public, le début d’une toute nouvelle époque connectée !

Les bénéfices pour l’entreprise

Que peut apporter l’informatique cognitive aux entreprises ? Tout d’abord, un véritable changement de paradigme. L’informatique cognitive nuance le système binaire et avec elle, l’ordinateur affine ses réponses en fonction de ce qu’il sait de l’utilisateur, de ses habitudes et de ses usages. Il vise l’optimisation, puisqu’il choisit dans une liste de réponses celle qui a le plus de chances de fonctionner dans une situation précise.

Première application professionnelle ? Le phénomène des chatbots. Selon les derniers chiffres communiqués par Seth Rosenberg, responsable chez Facebook de Messenger, il en existe déjà plus de 11 000 en activité sur le service de messagerie instantanée du réseau social créé par Mark Zuckerberg !

Ce n’est probablement qu’un début de révolution dans la relation client. Dans quelques mois, le système informatique sera capable de comprendre les besoins de ses clients – avant même qu’ils ne les expriment formellement – afin de construire une solution sur-mesure. De quoi créer de toutes nouvelles possibilités dans le marketing…

D’une manière générale, l’informatique cognitive sera, une fois son déploiement achevé, celle de l’exploitation fine des données issues du Big Data et de l’efficacité majorée des solutions proposées aux consommateurs. Elle accompagnera, en ce sens, la démocratisation du web sémantique, dans lequel les SI anticipent les besoins des consommateurs et proposent une expérience 100 % personnalisée !

Un exemple de ce que peut faire l’informatique cognitive : l’IBM Watson

Connaissez-vous le Jeopardy, ce jeu dans lequel l’animateur donne une réponse dont il faut deviner la question ? La société américaine IBM a décidé, dès 2011, de montrer la puissance de l’informatique cognitive en faisant participer à ce jeu sa technologie Watson. Celle-ci écoutait chaque énoncé, formulait une liste d’hypothèses, sélectionnait celle qui lui semblait la plus probable, et répondait – avec justesse – à la question posée ! Et il ne s’agissait pas pour Watson de fouiller dans sa mémoire : le programme analysait la question, croisait les sources d’information, « réfléchissait »… exactement comme peut le faire un être humain.

 

Watson aura été un précurseur : Google et Facebook ont également introduit des algorithmes de Deep learning (apprentissage profond) de reconnaissance de la voix et des images dans leurs diverses applications. De quoi s’attendre à un renouvellement des rapports entre les machines et les hommes…

Dans vos domaines d’activités respectifs, voyez-vous des applications à l’informatique cognitive ? Qu’en attendez-vous ? Avez-vous déjà déployé ou testé ce genre de solution ? L’espace réservé aux commentaires attend vos contributions sur le sujet !

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